"Face à la colère de 30 000 pétitionnaires et aux interventions de plusieurs personnalités, la SCELF (Société Civile des Éditeurs de Langue Française) a fait marche arrière.

Les lectures qui s’effectuent dans un cadre non marchand continueront à être libres  jusqu’en 2023 ! La mesure impliquant déclaration préalable et taxe est suspendue pour 5 ans.  Pourquoi pas définitivement ?

Lisons à voix haute plus encore qu’avant et restons vigilants ensemble."

Véronique Marie Lombard (Livralire)

 

Pour en savoir plus, voici un extrait du magazine "Actualitté"

« [S]ouhaitant soutenir les bibliothèques dans leur mission de diffusion de la lecture, la SCELF, au nom des éditeurs qui l’ont mandatée, accepte de suspendre la perception relative à ce droit pendant une durée de cinq ans », annonce la SCELF dans un communiqué publié aujourd'hui. Cette décision fait suite à de nombreuses réactions contre la perception d'un droit de représentation auprès des bibliothèques pour la lecture publique d'ouvrages.

 

Une pétition publiée sur Change.org réunit aujourd'hui près de 29.000 signatures, et de nombreuses personnalités publiques, dont Alexandre Jardin, Michel Onfray,Daniel Pennac ou Vincent Monadé, président du Centre National du Livre, se sont exprimées contre cette taxe. De même, la ministre de la Culture Françoise Nyssen, à l'occasion de la présentation de la Nuit de la Lecture, avait manifesté son opposition. Enfin et avant tout, toute la profession des bibliothécaires, par l'intermédiaire de l'Association des Bibliothécaires de France, s'était levée contre cette taxe.

 

La Société Civile des Éditeurs de Langue Française choisit toutefois la suspension, et non la suppression de cette perception : « La SCELF tient à rappeler l’existence de ce droit de représentation des œuvres, dont la reconnaissance participe de celle plus générale du droit d’auteur, sur laquelle repose la chaîne du livre et de la création littéraire », souligne l'organisation.

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